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Avec sa cabine avancée et son « nez de cochon », le fourgon Peugeot D3A a promené sa silhouette débonnaire sur nos routes et dans nos rues tout au long des années cinquante et soixante. C’est en 1950 qu’il succède au Q3A, qui avait lui-même pris la suite du DMAH deux ans plus tôt. Il dérive en fait du Chenard & Walcker CHV 1500 kilos apparu en 1946 et doté d’un moteur bicylindre deux temps de 1016 cm3 développant 25 ch. De conception moderne (structure autoportante, traction avant et suspension à quatre roues indépendantes), ce dernier est toutefois pénalisé par sa mécanique léthargique et techniquement dépassée. Il ne sera produit que pendant un an et demi à moins de 1500 exemplaires.
Il sera en effet remplacé en décembre 1947 par le type CPV motorisé par le quatre cylindres culbuté de 1,1 litre de la Peugeot 202. Passé sous la bannière de la marque au lion à partir d’octobre 1950, le véhicule évolue mécaniquement (la carrosserie demeure identique) en recevant le moteur de la 203. Moderne et fiable, ce groupe de 1290 cm3 est doté d’un bloc super carré et d’une culasse hémisphérique en Alpax. Grâce au montage de pistons elliptiques, sa puissance de 32 ch passe à 40 ch en 1952, année où apparaissent des grilles de ventilation de part et d’autre du capot de radiateur. Equipé d’une double porte battante à l’arrière, le D3A est disponible en plusieurs versions : fourgon tôlé, fourgon à vitres latérales (D4R), car de 14 places et ambulance. La charge utile est de 1400 kilos.
Après 18 351 exemplaires produits, le D3A cède la place en 1955 au nouveau D4A, qui bénéficie de plusieurs améliorations. Il est maintenant motorisé par le 1468 cm3 de la 403 lancée la même année, qui lui offre 45 ch. De plus, il reçoit une porte latérale à glissière qui manquait au modèle précédent face à la concurrence du Type H Citroën et du Voltigeur/Goélette Renault. La boîte de vitesses possède quatre rapports, tous synchronisés comme sur le D3A. En 1959 est lancée une version diesel, qui faisait gravement défaut face aux concurrents. Elle est dotée d’un groupe Indenor 85 licence Ricardo de 48 ch. Cette mécanique passera à 55 ch l’année suivante, permettant d’atteindre 85 km/h (type D4BD).
L’utilitaire léger sera produit jusqu’en 1965, année où sera lancé le J7. Ce dernier connaîtra un succès beaucoup plus large que la génération D3A/D4A largement devancée en diffusion par Citroën et Renault.
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