

Location de véhicules
en courte, moyenne
et longue durée
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Cliquez sur les vignettes pour agrandir A côté des Renault, qui constitue
l’essentiel de la flotte, la Standard possède également
des Latil. Ce type B5L de 1930, un 10,75 tonnes de PTC, porte une citerne
à quatre compartiments de 5000 litres. Il reçoit un six
cylindres essence. Survivance archaïque, il est encore équipé
de roues arrière à bandages.
Lancé à la fin de l’année
1931 et produit jusqu’en 1934, le Renault TT 6 est le premier
tracteur routier de 15 tonnes de charge utile de la firme de Billancourt.
Photographié devant le siège de la Standard française
sur les Champs-Elysées, ce premier modèle (millésime
1932) tracte une semi-remorque citerne carénée à
deux essieux et six compartiments de 12 500 litres. Le TT 6 reçoit
un six cylindres essence de 9,1 litres à soupapes latérales.
Si la puissance atteint 100 ch, la consommation dépasse à
pleine charge les 70 litres aux cent kilomètres…
Précurseur en France de la cabine
avancée, Renault commercialise en 1934 son premier modèle
ainsi équipé — l’ABF —, avant de généraliser
la formule à l’ensemble de la gamme. A l’image des
autobus londoniens, cette première version de l’ABF ne
reçoit encore qu’une cabine monoplace. Ce châssis
neuf est présenté dans le hall de livraison des véhicules
situé dans l’enceinte des usines Renault.
Ce curieux Rochet-Schneider type Ajax
de 1935 est carrossé en cabine avancée, dont le style
s’apparente à celui des camions britanniques (ERF notamment).
Autre originalité, il est équipé de roues arrière
simples. Il s’agit d’un sept tonnes motorisé par
un quatre cylindres essence de 4,8 litres.
Ce Renault ABF de cinq tonnes, en version
diesel ABFD1 de 1935-1936, appartient à la première génération
de châssis Renault à cabine avancée. Portant une
citerne carénée de 5000 litres, il approvisionne les pompes
du hall de livraison des véhicules industriels à Billancourt.
Son moteur à quatre cylindres de 8,3 litres développe
70 ch.
Ce beau Saurer diesel type 3 CT1D date
de 1939. Il s’agit d’un 5 tonnes de charge utile et 11,3
tonnes de PTC qui porte une citerne carénée de 5000 litres
à l’esthétique très américaine. Essolube
est la marque de distribution des huiles ESSO.
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De tout temps, les camions citernes ont été parmi les plus beaux poids lourds rencontrés sur nos routes, qu’il s’agisse des pinardiers ou des pétroliers. Avant la Seconde Guerre mondiale, les camions citernes d’hydrocarbures — essence, gazole, mazout — et les avitailleurs, ceux qui ravitaillent les avions sur les aérodromes et aéroports, portent les couleurs des grandes firmes françaises, comme Azur, et surtout étrangères comme Shell, BP ou Esso, la marque de la Standard Oil New Jersey. Implanté en France dès les années dix, le géant d’outre-Atlantique a d’abord distribué ses produits sous la marque Eco Essence. Dans un premier temps, la flotte est constituée de camions américains importés, comme les GMC. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Standard se fournit parmi les stocks de véhicules issus des surplus de l’armée américaine, dont les Liberty. C’est en 1935 qu’apparaît le logo ESSO, en même temps que la filiale hexagonale prend le nom de Standard Française des Pétroles. Deux types de citernes existent : celles de capacité modeste pour la petite distribution et les grandes à multiples compartiments pour les livraisons aux stations-service. Dans les années trente, la flotte de la Standard se compose de camions Renault, qui en constituent la majorité, ainsi que de Saurer, Latil, Ford et Rochet-Schneider, auxquels il convient d’ajouter quelques camionnettes Chevrolet de dépannage. Si les semi-remorques ont fait leur apparition dès 1925, ce type de véhicule est encore très peu diffusé en raison des décrets rail-route et de l’absence de stations-service à gros débit. Leur succès viendra avec les années cinquante et les débuts de la motorisation de masse.
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