

Location de véhicules
en courte, moyenne
et longue durée
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Depuis plusieurs décennies, Hollywood se plaît à mettre en scène des monstres aussi impressionnants que rutilants de chromes. Particulièrement symboliques de la puissance et de la force qu'exprime le poids lourd, ils offrent un ressort des plus spectaculaires aux films d'action. Tel est le cas de Duel de Steven Spielberg, ou du Convoi de Sam Peckinpah, sans parler des productions James Bond, où les machines se livrent à des poursuites endiablées et riches en cascades. Le cinéma français s’est plus d’une fois ouvert au monde des routiers dans des films souvent méconnus comme Bifur 3 de Maurice Cam (1944), avec René Dary, Martine Carol et un Renault six roues à cabine avancée type AFKD. En 1955, Jean Gabin compose coup sur coup deux personnages de routier. Dans Des Gens sans importance d'Henri Verneuil, il s'éprend d'une jeune serveuse de relais interprétée par Françoise Arnoul, et dans Gas-oil de Gilles Grangier, il joue un camionneur injustement accusé d'un meurtre. Au volant d'un Willème LD 610, il s’oppose à une bande de truands parisiens emmenés par Roger Hanin. La solidarité des routiers viendra à bout des méchants… Les années 50 s’avèrent riches en longs-métrages prenant pour cadre l’univers des routiers. Toujours en 1955, Georges Lacombe tourne La Lumière d'en face, avec Raymond Pellegrin, Brigitte Bardot et un Unic ZU 100. La jeune épouse provocante d'un routier devenu impuissant s'éprend d'un pompiste… D’excellents films américains ou anglais décrivent également le milieu des camionneurs comme Une femme dangereuse (1940) de Raoul Walsh (They Drive by Night) ou Train d’enfer (Hell Drivers) de C. R. Endfield (1957). Film inclassable, Le Camion blanc de Léo Joannon (1942) réunit Jules Berry, François Périer, un fourgon Willème R 15 (trois essieux) des Déménagements OGT et… les éléphants du cirque Amar dans une intrigue insolite. Le camion parcourt des milliers de kilomètres à travers la France pour promener la dépouille funèbre du roi des Gitans… Chef-d'œuvre du cinéma noir couvert de lauriers (dont le Grand Prix du Festival de Cannes), Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (1953) met en scène deux camions américains, un White 666 et un Fargo, associés à deux monstres sacrés, Yves Montand et Charles Vanel. Dans ce road movie angoissant et pessimiste, Clouzot joue avec les nerfs du spectateur mis à rude épreuve par un suspense impitoyable. Ce film mythique a fait l'objet d'un remake américain, Le Convoi de la peur (Sorcerer) tourné en 1977 par William Friedkin avec Roy Scheider et Bruno Cremer. Sorte de western motorisé, Cent mille dollars au soleil d’Henri Verneuil (1964) met en scène une longue poursuite qui, dans le désert marocain, oppose trois Berliet : le TLM 10 M 2 de Jean-Paul Belmondo, le GBC 8 6 x 6 Gazelle de Lino Ventura et l’imposant TBO 15 6 x 4 HC Turbo de Bernard Blier. On évoquera également La Menace d'Alain Corneau, un film policier réunissant Yves Montand, Carole Laure, un Volvo et des semi-remorques américains. Et parmi les nombreux autocars vedettes de films (Le Bus en folie de James Frawley, Priscilla, folle du désert de Stefan Elliott, etc.), le plus favorisé est sans doute le Renault R 4191 de Et Dieu créa la femme, qui a pour partenaire une jeune sauvageonne de St-Tropez nommée Brigitte Bardot… Photos : Collection
Gilles Bonnafous
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