

Location de véhicules
en courte, moyenne
et longue durée
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Le Rennwagen-Schnelltransporter (véhicule de transport rapide pour voiture de course) fut conçu pour transporter les monoplaces W 196 de la saison 1955 du championnat du monde de F1. Il doit sa création à l'initiative d'Alfred Neubauer, le célèbre directeur de courses de l'écurie Mercedes, qui souhaitait gagner un temps précieux entre les Grands Prix pour la mise au point de ses voitures - il faut dire qu'à l'époque les poids lourds étaient particulièrement lents ! Avec ce singulier camion, Mercedes n'en était pas à son coup d'essai pour ce type de véhicule. Déjà en 1924, le même Alfred Neubauer avait fait modifier une 15/70/100 ch pour transporter la 2 litres de course de l'époque. Toutefois, il s'agissait alors d'un travail proche du bricolage, qui n'avait rien à voir avec le caractère très abouti de la réalisation de 1955. Construit sur un châssis modifié de 300 S, le Rennwagen-Schnelltransporter reprend plusieurs éléments de la gamme 300 : l'essieu arrière est emprunté à la berline 300 d, tandis que le moteur et l'essieu antérieur proviennent de la 300 SL. Gréé par le six cylindres M 198 de trois litres de la fameuse SL - mais limité à 192 ch -, cet extraordinaire véhicule était capable d'approcher les 170 km/h grâce à son poids modeste de 2100 kilos. L'engin faisait sensation, que ce soit lors de ses déplacements sur les routes d'Europe ou au bord des circuits. Dans les paddocks il attirait les foules autant que les voitures de courses ! La question était constamment posée : " à quelle vitesse peut-il rouler ? " jusqu'au jour où une personne de l'équipe eut l'idée de peindre sur la carrosserie : Vitesse maxi 105 mph (170 km/h). Si la question n'était plus posée la curiosité demeurait. Doté d'une carrosserie à la ligne soignée et construit à un seul exemplaire, le Schnelltransporter verra son service arrêté par le retrait de Mercedes des compétitions suite au drame du Mans. Après quoi, il fut mis à la casse en 1967 Une initiative pour le moins maladroite ! Heureusement, Mercedes décida de le reconstruire 26 ans plus tard. Réalisé à partir de pièces mécaniques d'origine, le chantier fut confié à un restaurateur spécialisé, l'entreprise Mika installée à Cologne. Au bout de 7 ans et quelques 6 000 heures de travail le phnix put renaître de ses cendres. Il est en tous points conforme à l'original. Une seule concession a été accordée : des freins à disques (provenant d'une SL de 1989) ont été installés aux quatre roues. Ce qui a permis de s'en dispenser d'en installer entre le différentiel et les deux arbres de transmission comme à l'origine. L'émotion fut réelle quand l'engin, une fois terminé, fut présenté à ceux qui l'eurent connu.
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